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Vincennes, l’université perdue

« Vincennes, l’université perdue retrace l’épopée de la fac de Vincennes, de sa création après les événements de mai 68 jusqu’à sa démolition à l’été 1980. Raconter Vincennes, c’est faire revivre dix années uniques d’intense effervescence intellectuelle et politique, d’inventivité pédagogique et artistique, d’utopies, d’espoirs, et de trahisons qui dans un lieu unique – le bois au nom éponyme – ont marqué la grande Histoire. »

Disponible en VOD et téléchargement

Le film vu par le Festival Bobines Sociales

"Que faire des trublions de 68 ? se demanda le pouvoir d’alors. Les exiler au milieu des bois de Vincennes avec un os à ronger, une université expérimentale, l’université de Paris VIII, qui serait ouverte à tous, bacheliers, non bacheliers, salariés. Défi relevé par un trio d’enseignants de Nanterre dont Hélène Cixous. Ce qui se passa ? Un joyeux bazar, oui, mais aussi un formidable outil révélateur d’intelligences. Bientôt s’y pressèrent les plus grands intellectuels. Les effectifs explosèrent alors que les crédits alloués à l’université diminuaient. Et pourtant on continuait d’y travailler, rudement bien même.

Comment arrêter la machine ? se demanda le même pouvoir en place dix ans plus tard. Une seule solution. Non, pas la révolution, mais la destruction. Il fallait tuer ce symbole, que surtout il ne reste rien ; déraciner Vincennes. On résista. « Vincennes à Vincennes ! » « Vincennes vivra ! ». En vain. La décision était prise. Le 27 août 1980 les pelleteuses arrivèrent et rasèrent tout, en 48 heures seulement. Qui étaient ceux qui habitaient ce lieu foisonnant, enseignants, étudiants, que se passait-il là-bas ? C’est ce qu’interroge Virgine Linhart, fille de Robert Linhart, fondateur du mouvement prochinois et alors enseignant en philosophie, au milieu de ce qui n’est aujourd’hui plus qu’une simple clairière. Et voilà, le miracle surgit. Vincennes revit, joli pied de nez !"

Revue de presse

France Inter  : "Créée par Edgar Faure, à la rentrée de 1968, l’université Paris VIII a été construite en trois mois sur le modèle des campus américains. Pas de cours magistraux, nul besoin du bac pour s’y inscrire, ouverte à toutes les nationalités et tous les âges, avec des cours du soir pour les salariés, cette expérience n’aura laissé de traces que dans les mémoires de ceux qui y furent élèves ou enseignants. Enfant, la cinéaste Virginie Linhart y a déambulé sur les pas de son père qui était assistant au département de philosophie. Elle a retrouvé quelques uns de ceux qui y ont laissé une partie de leur jeunesse, et les a filmés, sur les lieux de ce vide hanté."
Kathleen Evin, L’humeur Vagabonde, France Inter.

- Un entretien avec Virginie Linhart à écouter ici.

Télérama : "Une clairière envahie d’herbes folles au coeur du bois de Vincennes : quel symbole plus frappant aurait pu dire le trou de mémoire collectif creusé autour de l’histoire de l’université qui, jadis, se trouvait là ? Virginie Linhart y a planté sa caméra pour exhumer, au gré des témoignages, les onze années d’existence de ce lieu unique où, dans la foulée de Mai 68, professeurs et étudiants ont inventé une nouvelle manière de faire « circuler la pensée »."

Le Monde : "En 2008, Virginie Linhart publiait Le jour où mon père s’est tu (Seuil). Elle y évoquait Robert Linhart, figure fondatrice du maoïsme à la française, qui sombra dans le mutisme au len­demain de Mai 68. A travers le ­silence de ce père, elle explorait les failles d’une génération qui a connu de brûlants enthousiasmes collectifs, mais aussi plus d’un naufrage intime. Le documentaire qu’elle signe aujourd’hui, Vincennes, l’université perdue, s’inscrit dans ce sillage. On y retrouve un même va-et-vient entre destin personnel et aventure politique. Une même façon d’explorer le silence qui, soudain, ­recouvre la plus fracassante des ­espérances. Cette histoire est encore celle d’une transmission rompue, et, de nouveau, c’est Robert Linhart qui fait le lien. A l’invitation du philosophe François Châtelet, il enseigna dans cette université hors du commun, et la toute jeune Virginie a appris à aimer ce lieu, notamment le marché aux puces, qui se situait à l’entrée, et que chacun appelait « le souk »."

Les murs et la parole

Disponible en DVD et VOD ici

Lors de la démolition de l’université de Vincennes en 1980, les étudiants du département Cinéma ont voulu conserver la mémoire du lieu, rendre compte de son originalité, sa particularité, son histoire. Le résultat en est ce film, où des étudiants, des ouvriers, des membres du personnel, des enseignants et les présidents successifs de l’université confrontent leur conception de la faculté et les difficultés rencontrées pour que naisse et vive cette université à la pédagogie différente.

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À propos

Réalisation : Virginie Linhart
Production : Muriel Meynard
Société : AGAT FILMS & CIE
Coproducteur : ARTE France
Partenaires : CNC, Région Ile-de-France, Procirep / Angoa
Durée : 01H35