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Septembre chilien

Ce film fait partie du coffret "Les groupes Medvedkine" disponible ici

Compte-rendu à chaud des journées qui ont suivi le coup d’état du général Pinochet. À Santiago la peur se lit sur les visages. Des militants de l’Unité Populaire osent cependant parler, ébauchent des explications, font part au monde de leur détermination. Les obsèques de Pablo Neruda donnent lieu à la première manifestation contre le régime.

Des images sont prises à l’intérieur du stade national et devant les grilles où des familles vivent dans l’angoisse.

"J’ai appris la nouvelle du coup d’Etat par la radio, le matin du 12 septembre 1973, et j’ai pris la décision de partir filmer au Chili. J’ai appelé Théo Robichet, avec la certitude qu’il serait d’accord. Théo était preneur de son, j’étais preneur d’images. Nous étions à l’époque engagés dans l’aventure des groupes Medvedkine, lancée en 1967 à Besançon par Chris Marker et qui se poursuivait à Sochaux. Avec nos amis, ouvriers à la chaîne chez Peugeot, comme dans tous les groupes militants, nous parlions souvent du Chili. Ce qui se passait là-bas nous était proche...."
Bruno Muel

Revue de presse

Télérama : "La voix d’Allende s’adressant aux Chiliens juste avant de mourir ; le peuple en larmes, poing levé, derrière le cercueil de ­Pablo Neruda : comment ne pas frissonner devant cette chronique des premiers coups portés par la junte à l’’Unité populaire ? Tourné à Santiago juste après le coup d’Etat, ce documentaire de trente-neuf minutes est précieux."

Critikat : "Septembre chilien" s’inscrit parfaitement dans la forme du cinéma de lutte des années 1970 où l’heure était à la collaboration.

Bruno Muel, par René Vautier

Sur tous les points chauds du monde, il pointe son objectif et témoigne. L’Algérie ? Il est l’œil de Marceline Lorridan filmant la première année de l’indépendance. Le Kurdistan ? Caméra au poing, il est au côté des résistants de Barzani ; il accompagne les Palestiniens, rentrant avec eux dans leur pays qui leur est interdit ; l’Afrique ? sa "deux chevaux" l’abandonne dans les sables du Sahara, mais il ramène des images fabuleuses sur l’exploitation des mines de diamants et la surexploitation des travailleurs africains… L’Amérique du sud ? Il est l’illustrateur des luttes des combattants des maquis des Andes, il donne l’image et le son aux amis de Camillo Torres, il leur donne aussi sa santé… mais pour se prouver qu’il est toujours debout, il retourne les voir après une terrible opération dont nul ne pense qu’il ressortira indemne, juste pour retrouver là-bas, au cœur des forêts, des combattants fidèles à leur cause, et pour se prouver qu’il peut encore leur être utile en montrant qu’ils sont toujours debout… Un aventurier, Bruno ? Non, un chevalier de l’image. Amenant l’expression aux hommes et aux femmes à qui on la refuse, aux ouvriers de Citroën comme aux femmes de Saint-Nazaire, à Mohamet Zinet l’Algérien comme aux emprisonnés du Midi… Bruno Muel, c’est un grand bonhomme qui s’exprime en aidant ceux qui luttent à s’exprimer. Et ceux qui ne luttent pas ? C’est pas son rayon, il les laisse aux gâcheurs de pellicule. René Vautier

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À propos

AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)
Bruno Muel, Théodore Robichet
MONTAGE
Valérie Mayoux
PRODUCTION / DIFFUSION
Les Films 2001