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Putain de guerre !

La guerre à nos ennemis se fait toujours pour de bonnes intentions : Au nom du patriotisme, de la lutte pour les droits de l’homme, contre le fascisme, pour la liberté, contre le terrorisme pour la démocratie... On identifie toujours les tyrans, on nous montre comment nos ennemis sont des vrais barbares très cruels et comment nous, gens civilisés, savons leur faire la guerre "proprement". Bien sûr, il y parfois des "dégâts collatéraux", mais c’est c’est pour la bonne cause. La guerre, c’est pour la paix.

Dans les médias, au service de la propagande, on n’a pas le temps d’approfondir et quand c’est fini, de toute façon, on passe à autre chose. D’une guerre l’autre, c’est toujours les mêmes histoires, avec ses bourreaux, avec ses victimes, avec ses mensonges.

Parfois, le cinéma raconte d’autres histoires… En voici quelques unes.

La grande guerre des classes :

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels » Anatole France

En 1914, le pouvoir voulait la guerre. Pour l’historien Jacques Pauwells, la peur de la révolution et la recherche de profit maximum ont fait de la guerre une sacré aubaine.

Le chaos

Vu de loin la guerre moderne se résume à quelques images de bombardement, de gens très méchants qui se battent entre eux et quelques atrocités, des bavures, des dégâts collatéraux qu’on regrette et qu’on oublie à chaque nouvelle guerre dont les commanditaires trouvent toujours des tas de justifications morales pour essayer de convaincre la population. Sur place, la guerre, c’est la guerre.

Eau argentée

« En Syrie, les Youtubeurs filment et meurent tous les jours. Tandis que d’autres tuent et filment. A Paris, je ne peux que filmer le ciel et monter ces images youtube, guidé par cet amour indéfectible de la Syrie. De cette tension entre ma distance, mon pays et la révolution est née une rencontre. Simav, une jeune cinéaste Kurde de Homs m’a « Tchaté » : « Si ta caméra était ici à Homs que filmerais-tu ? » Le film est l’histoire de ce partage. » Ossama Mohammed.

Nahla

Larbi, jeune journaliste algérien en reportage au Liban, est emporté dans le tourbillon des évènements qui annoncent la guerre civile des années 80. Tout en essayant de saisir la complexité libanaise, Larbi rencontre une jeune chanteuse, Nahla. Sur la scène du théâtre Picadilly, Nahla perd la voix en pleine représentation tandis que Beyrouth sombre dans le chaos et que Larbi perd pied...

Les bourreaux

Avec la guerre, les victimes et les bourreaux. Les sadiques ont enfin un terrain de jeu et si, par chance, ils finissent du côté des vainqueurs, ils seront même célébrés en héros.

Act of Killing
Lorsque Joshua Oppenheimer se rend en Indonésie pour réaliser un documentaire sur le massacre de plus d’un million d’opposants politiques (accusés de "communisme") en 1965, il n’imagine pas que, 45 ans après les faits, les survivants terrorisés hésiteraient à s’exprimer. Les bourreaux sont eux protégés par un pouvoir corrompu, s’épanchent librement et proposent même de rejouer les scènes d’exactions qu’ils ont commises. Joshua Oppenheimer s’empare de cette proposition dans un exercice de cinéma vérité inédit où les bourreaux revivent fièrement leurs crimes devant la caméra, en célébrant avec entrain leur rôle dans cette tuerie de masse.
Une plongée vertigineuse dans les abysses de l’inhumanité, une réflexion saisissante sur l’acte de tuer. Un film absolument incroyable...

Les soldats

La fonction de soldat peut se résumer à tuer son ennemi sans se faire tuer. C’est simple mais ça engendre beaucoup d’autres situations.

71’

Belfast, 1971. Tandis que le conflit dégénère en guerre civile, Gary, jeune recrue anglaise, est envoyé sur le front. La ville est dans une situation confuse, divisée entre protestants et catholiques. Lors d’une patrouille dans un quartier en résistance, son unité est prise en embuscade. Gary se retrouve seul, pris au piège en territoire ennemi. Il va devoir se battre jusqu’au bout pour essayer de revenir sain et sauf à sa base.

"J’étais dans l’armée moi aussi. Des cons de la haute qui ordonnent à des cons bêlants de tuer des pauvres cons"

Pas besoin d’être un GI Jo pour tenir un fusil, un enfant peut faire l’affaire, du moment qu’il n’a plus rien d’autre à faire. De la chair à canon ? Oui, mais de la chair fraîche !

La ballade du petit soldat
En 1979, le Front Sandiniste de Libération Nationale renverse le gouvernement de Somoza. Le parti lance une importante réforme agraire et soutient une politique d’expropriation des grands propriétaires terriens. En 1984, le FSNL remporte les élections nationales, mais le président Reagan ne reconnaît pas ce gouvernement. Les contras - des guérilleros anti-sandinistes - reçoivent alors un soutien militaire des Etats-Unis et c’est dans leurs camps d’entraînement qu’Herzog vient filmer la façon dont des enfants sont transformés en soldats.

LES VéTéRANS QUI DEVIENNENT PACIFISTES

Parfois, les soldats résistent à la force de l’endoctrinement qu’ils subissent au quotidien depuis le premier jour de leur formation, malgré la pression des supérieurs, des copains à venger et de toutes les nouvelles raisons de tuer, engendrées par la situation de guerre. Mais c’est de retour au bercail que la raison peut surgir.

Howard Zinn, un histoire populaire américaine

En 1943, « pour la patrie et par antifascisme », le jeune Howard Zinn s’engage comme pilote dans l’armée de l’air américaine. En 1945, il participe au bombardement de Royan en Charente-Maritime et expérimente contre son gré les premières bombes au Napalm.
« Cette nuit là, c’est pas des bombes habituelles qui ont été balancées, ce sont des gamelles d’une cinquantaine de kilos, une trentaine de gamelles qui contiennent de l’essence gélifiée, « une espèce de feu visqueux », raconte Howard Zinn. « Evidemment quand vous êtes à 8 ou 9 000 mètres vous ne pouvez pas entendre ni voir quoi que ce soit, ni le sang versé, ni les membres arrachés… C’est juste si vous voyez ces espèces de gamelle qui s’enflamment comme des allumettes en touchant le sol qui défile en dessous de vous. …Pourquoi fallait il encore tuer des gens alors qu’on savait parfaitement que la guerre touchait à sa fin ? »

Au retour de la guerre, Howard Zinn rangera ses décorations et ses souvenirs dans une pochette sur laquelle il écrira "Plus jamais ça !". Il sera ensuite très actif dans les mouvements pacifistes, notamment dès le début de la guerre du Vietnam. Les "War Resisters" de la guerre du Vietnam feront le même constat que Zinn et ne voudront plus aller jouer au massacre.

Winter Soldier
Après le massacre de My Lai au Vietnam, de jeunes “vétérans” prennent conscience qu’ils ont participé à une véritable boucherie humaine. Ils comprennent que cette guerre n’aura jamais son Tribunal Pénal International, que les responsables politiques et militaires des massacres, du napalm et des bombardements contre les civils ne passeront jamais devant une cour martiale pour crimes contre l’humanité.
En opposition aux mensonges répandus par les médias, 125 vétérans, ni insoumis ni déserteurs, souvent couverts de décorations, se réunissent à Detroit, en février 1971. Des cinéastes New-Yorkais filment cet événement.

Après la guerre

La guerre, quelque soit les justifications humanitaires qu’elle ait trouvé, se termine toujours de la même manière : Par un champ de bataille dévasté.

Leçon de ténèbres
Dans ses Leçons de ténèbres, Couperin reprend le texte des Lamentations du prophète Jérémie qui déplore la destruction de Jérusalem par les Babyloniens. Werner Herzog pleure ici une autre destruction, un crime contre la Terre et l’Humanité : la mise à feu de 732 puits de pétrole par les force irakiennes qui se retirent du Koweït. Des flammes à perte de vue, des incendies qui prendront des mois à être éteints, 20 millions de tonnes de pétrole déversées dans le sol... une vision d’Apocalypse que Herzog met en scène comme un film de science-fiction, comme un long poème sur la fin de la Terre.

Peuple en marche

Après la guerre, il faut reconstruire le pays. Le cinéaste René Vautier s’intéresse ici à l’Algérie qui se remet en marche après sa guerre contre l’indépendance.
Le film montre l’effort populaire de reconstruction du pays, après l’indépendance.
Sous l’égide de René Vautier, de jeunes cinéastes algériens braquent librement leurs caméras sur le passé, le présent et aussi l’avenir qu’ils rêvent pour l’Algérie. Ils bâtissent l’image d’un peuple en marche. Des espoirs nourris de socialisme. Une Algérie nouvelle, libérée du joug du colonisateur, en marche vers l’avenir et la reconstruction.

VOD... C’est quoi ?

Video On Demand. Vidéo A la Demande, en français.
Cela signifie que vous pouvez désormais regarder des films sur le site lesmutins.org, pour bien moins cher qu’un DVD, tout en participant à une démarche coopérative et en encourageant la production indépendante.

Des séances en ligne ("streaming")

Vous pouvez louer une vidéo avec les méthodes de paiement classiques disponibles sur notre boutique (CB, Paypal, Virement) ou par carte prépayée (tarif réduit).

Toutes les séances seront accessibles à volonté pendant 7 jours à partir du moment où vous aurez validé votre commande.

Tarifs

Séances en ligne (streaming) : entre 3 et 4 euros la séance, accessible à volonté pendant 7 jours. Certains films sont en prix libre

Vous pouvez aussi acheter une carte prépayée qui vous donne un crédit de 5, 10 ou 20 films à visionner quand vous voulez.

(ça fonctionne très simplement comme une carte que vous rechargez et qui débite une unité à chaque location, quelque soit le tarif initial du film… vous pouvez l’utiliser à vie, tant que vous avez des crédits bien sûr...)

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