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Pierre Carles à l’assaut des médias

En 1998, Pierre Carles jette un pavé dans la mare avec son film Pas vu pas pris. A l’époque, Canal + apparait au plus grand nombre comme la chaîne impertinente par définition, celle où l’on peut tout dire...
Le film de Pierre Carles montre que les mécanismes de censure s’appliquent également sur la chaine cryptée. Depuis, Pierre Carles poursuit inlassablement ce travail de critique des médias.
A l’heure où les chiens de garde de l’audiovisuel s’indignent face à la contestation sociale, un cycle VOD pour se rafraîchir la mémoire...

Pas vu pas pris

Au départ, il y a une séquence piratée somme toute anodine, la discussion très amicale entre le responsable d’une grande chaîne de télévision et un homme politique. Pierre Carles – sorte de Buster Keaton du petit écran, journaliste aussi déterminé que lunaire d’apparence – s’en empare et fait le tour des présentateurs-vedettes et des responsables de l’information des chaînes de télévision en leur demandant s’ils accepteraient de la diffuser. Et là, soudainement, les choses prennent des proportions énormes. Car chacun se retrouve bien embarassé. D’être dévoilé ? De devoir juger un confrère ? Ou tout simplement de devoir subir les méthodes qu’il fait d’ordinaire subir aux autres ? Ce qui est certain, c’est que les masques tombent et que les journalistes apparaissent soudain dans toute la satisfaction du pouvoir qu’ils exercent et qu’ils veulent conserver. Conçue comme une comédie pleine de surprises et de rebondissements, peuplée de personnages hauts en couleurs, Pas vu pas pris est une plongée assez jubilatoire dans un univers qu’il nous semblait bien connaître et dont on découvre ici le vrai visage.

Enfin pris

Le personnage de justicier incarné par Pierre Carles dans Pas vu pas pris, reprend du service. Après les journalistes vedettes du petit écran, il prend cette fois-ci pour cible les faux critiques de la télévision à travers la figure emblématique de Daniel Schneidermann, animateur de l’émission Arrêts sur images.
Vraie-fausse suite du premier film, creusant l’analyse des mécanismes de censure en oeuvre à la television, Enfin pris ? Est aussi une réflexion sur la manière dont le pouvoir change les gens, sur les ressorts intimes de l’ambition et de la fidélité.
Une comédie cruelle et mordante dont personne ne sort totalement indemne.

Fin de concessions

Sous l’identité d’un improbable journaliste uruguayen, Pierre Carles, alias Carlos Pedro, mène une enquête sur la privatisation de la première chaîne de télévision française : pourquoi la concession de TF1 au groupe Bouygues est-elle renouvelée automatiquement depuis 1987 ?
D’emblée, l’enquête piétine et les obstacles se multiplient. L’échec de Carlos Pedro face à la tour de TF1 oblige Pierre Carles à tirer les leçons de ses années de combat contre les moulins à vent médiatiques, et l’amène à s’interroger sur la stratégie à adopter, aujourd’hui, pour porter des coups à un pouvoir qui a appris à esquiver.

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