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Nous filmons le peuple

Une histoire inédite du cinéma polonais des années 70

Les héros de cette histoire sont les cinéastes polonais qui ont révolutionné le septième art en filmant l’Histoire de leur pays, entre 1971 et 1981. Comment ont-ils réussi à contourner le régime ? Ont-ils collaboré avec les hommes du Parti, un pacte avait-il été scellé ? A travers les extraits de films oubliés et de longs-métrages cultes, au gré des archives et de témoignages actuels, nous rencontrons les Grands du cinéma polonais. Mais ceux aussi, qui l’ont façonné du côté de l’Etat-Parti : ministre, chef de la cinématographie et directeur de télévision. Nous filmons le peuple ! conte l’histoire exceptionnelle d’un affranchissement politique et artistique à l’intérieur même du bloc soviétique, ou comment le peuple de Solidarité s’est retrouvé à Cannes...

Le DVD

Le Dvd, édité par e DVD édité par Aloest Distribution est riche en supplément (80 minutes) :

Dans la salle de montage (12 min) présente, à la suite, le travail du « compositeur », puis de la « monteuse », dialoguant avec la réalisatrice au sujet de leur montage parallèle et d’un entretien avec Andrzej Wajda (souhaitant imposer une directive au tournage de l’interview qu’elle contournera au montage). Il faut écouter le commentaire pour saisir le nom du premier (Nicolas Rabaeus) et en revenir au générique du film pour connaître celui de la seconde (Sophie Reiter).

Mettre en scène l’Histoire (5 min) permet à l’auteure de commenter un extrait avant d’exposer un panorama de photos d’époque ainsi qu’une archive filmique, de l’un à l’autre se jouant une même « iconographie du pouvoir » (Szczepańska).

Être cinéaste dans la Pologne socialiste (44 min) permet de réentendre divers intervenants : Andrzej Wajda, Mieczyslaw Wojtczak (chef de la cinématographie de 74 à 76), Marcel Łoziński, Krystyna Janda, Michał Jagiełło (Chef de la Culture au Parti de 80 à 81), Ryszard Bugajski. Cet à-côté de leurs propos choisis dans le documentaire étoffe le contexte dans lequel ont vu le jour ces « films d’Etat » - et rappelle ce qu’il en a coûté à certains.

Morceau de choix des boni, Une archive inédite (15 min) permet d’assister en son entier à l’intervention de Kieślowski en 1977 devant les responsables de la télévision, déplorant au nom d’un groupe de metteurs en scène le manque de pertinence de leurs programmes. La forme concernée qu’il appelle de ses vœux annonçant son propre cinéma. Ania Szczepańska et Sophie Reiter introduisent ce document précieux.

Qu’est-ce que la propagande ? (5 min) présente inversement ce que Kieślowski déplorait, permettant à celui qui fut Directeur de la télévision de 72 à 80 (Maciej Szczepański) de justifier comme faire se peut ce genre d’imagerie.

Un livret est joint au boîtier, comprenant des affiches de l’école polonaise et la copie d’une lettre de Gilles Jacob à Wajda.

Jean-Gavril Sluka pour DVD Classik

Cinema Komunisto

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Cinema Komunisto est un voyage à travers la fiction et la réalité d’un pays qui n’existe plus qu’au cinéma. Tito, le président yougoslave, créa à Belgrade un "Hollywood de l’Est" attirant des stars comme Richard Burton et Orson Welles pour ajouter une touche de glamour à l’effort national. Avec le soutien inconditionnel de l’Etat et de l’armée, les cinéastes avaient carte blanche pour faire revivre les exploits militaires de Tito. Son projectionniste personnel est le guide exceptionnel de ce voyage dans ces super-productions qui glorifièrent une Yougoslavie idéalisée.

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À propos

2012 - 58 minutes - 16/9 - couleur - HD
réalisation Ania Szczepanska
Avec la participation d’Andrzej Wajda, Marcel Lozinski et Ryszard Bugajski.
production Abacaris Films
coproduction Les Films de l’air, TVP Kultura
soutien CNC, PROCIREP société des producteurs & ANGOA, Polish Film Institute, ECPAD, Festival du Film d’Histoire de Blois, Wajda Archiv, Tor Films, Plesnar&Krauss Films diffusion Cinecinéma