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Noir coton

Noir coton est un voyage dans la région cotonnière du Burkina Faso. Au gré des rencontres avec paysans, agronomes, syndicalistes, représentants du monde agricole, le film expose les enjeux d’une agriculture axée sur l’exportation et l’articulation avec la souveraineté alimentaire du pays.

Privatisation, OGM, culture bio, agro-écologie, relocalisation de la production industrielle, indépendance alimentaire… L’analyse de la filière coton permet de cerner les principaux enjeux sociaux et économiques d’un pays comme le Burkina Faso.

Si la filière coton sert de fil rouge, ce sont les conditions de vie, et l’avenir des paysans du sahel qui sont le chœur du film. Seule filière organisée au Burkina, elle est une porte d’entrée idéale pour accéder au monde paysan. Suivant les avancements successifs de notre réflexion, nous avons choisi de poser les problèmes et les paradoxes qui nous sont apparus au fil des rencontres, sans en éluder la complexité.

Le coton joue-t-il un rôle positif ou négatif pour les paysans africains ? Faut-il arrêter de le cultiver, faut-il adopter les OGM, ou privilégier la culture bio ? Ici pas de manichéisme possible. On ne peut ni souscrire ni rejeter en bloc les différentes options, et les raisonnements qui semblent justes à un certain niveau d’analyse se révèlent faux si l’on change d’échelle…

Propos des réalisateurs

Le coton africain, un service public français !
En 2010, on célébrera le cinquantenaire des indépendances des anciennes colonies
françaises d’Afrique. Pourtant, qu’on le déplore ou s’en réjouisse, la France a encore une grande influence dans ces pays. Jusqu’en 2008, un des principaux opérateurs de la filière coton en Afrique, Dagris, était encore une entreprise détenue majoritairement par l’état français. Situation anachronique alors même que la France a privatisé depuis bien longtemps bon nombre de ses propres services publics... Point de départ de notre enquête, la privatisation de Dagris en 2008 nous a mené sur des chemins bien plus complexes que nous l’imaginions..

Le coton comme porte d’entrée dans l’agriculture africaine
Si la filière coton sert de fil rouge, ce sont les conditions de vie, et l’avenir des paysans du Sahel qui constituent la trame du film. Seule filière organisée au Burkina, le coton est une porte d’entrée idéale pour accéder au monde paysan. Suivant les avancements successifs de notre réflexion, nous avons choisi de poser les problèmes et les paradoxes qui nous sont apparus au fil des rencontres, sans en éluder la complexité :
Le coton joue-t-il un rôle positif ou négatif pour les paysans africains ? Faut-il arrêter de le cultiver ou s’orienter vers les techniques de l’agro-écologie ou du bio ? Quelles sont les conséquences de l’introduction des OGM et qui en bénéficiera ? Comment nourrir toute la population ? Ces questions sont directement liées à la survie des paysans et à l’ensemble de l’économie du pays. Le manichéisme n’est pas possible
 ; on ne peut ni souscrire ni rejeter aussi facilement les différentes options. Les raisonnements qui peuvent sembler justes à un certain niveau d’analyse peuvent se révéler faux à une autre échelle...

Sans misérabilisme, la parole donnée aux africains
La décolonisation a parfois été plus destructrice que la période coloniale. En imposant une notion de développement conçue et théorisée dans les pays riches, on peut briser le fragile équilibre d’une société. Notre ambition est donc de donner la parole à ceux qui vivent les problèmes sur place, et non à ceux qui conçoivent des solutions universelles dans des bureaux d’organismes internationaux. Les paysans, les agronomes, les représentants des filières agricoles du Burkina sont les mieux placés, et les plus légitimes pour parler de leur avenir.

La Mare aux canards

La Mare aux canards est une association de production, d’édition et de distribution audiovisuelle. Créée en 2001 pour mutualiser les compétences et les moyens techniques afin de produire des documentaires et des courts-métrages sur des sujets sociaux et politiques, elle s’active aujourd’hui dans la distribution en salle et en DVD.

L’association diffuse ainsi les œuvres produites en son sein et celles qui s’accordent à sa politique éditoriale : des films questionnant la société contemporaine, son fonctionnement, ses absurdités.
Plus d’informations ici

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À propos

Un film de Julien Després et Jérôme Polidor
Une coproduction La Mare aux canards et Anatone
Idée originale : Julien Després
Voix : Jérôme Polidor
Image : Jérôme Polidor
Montage : Jérôme Polidor
Son : Julien Després