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Moi autobiographie 16ème version

Sélectionné au festival du moyen métrage de Brives

De même qu’il existe des commissariats de proximité, des juges de proximité, des avocats de proximité, des garages de proximité, des commerces de proximité, des banques de proximité, une armée de proximité, je pense qu’il est nécessaire de créer une télévision de proximité.
La réunion sera l’émission.
Et l’émission sera la réunion.
Et comme thème de la première réunion, je propose de réfléchir en commun et de répondre collectivement à ces questions :
Qu’une ce qu’un programme ?
Qu’est ce qu’une grille ?
Qu’est-ce qu’une chaîne ?
Qu’est ce qu’un commanditaire ?
Qu’est ce qu’un individu isolé ?
Qu’est ce qu’un journaliste ?
Qu’est ce qu’un militant associatif ?
Qu’est ce qu’un auteur ?
Qu’est ce qu’un Spectateur ?

Avant propos du réalisateur

Contrairement à la règle non écrite de l’auto-fiction, l’auteur de Moi Autobiographie 15e version n’a pas été la victime d’un inceste familial ou collectif, il n’a effectué (à cette date) aucun séjour en centre de détention, il n’a pas fréquenté un camp de naturiste peuplé de professeurs soixante-huitards et n’a jamais exprimé le désir de retrouver des racines familiales dans un des pays fraîchement libérés du joug soviétique.
Je joue dans mes films depuis vingt-cinq ans. Ce sont des films dans lesquels j’incarne mon militantisme. Pour ce moyen-métrage, je me propose d’aller au bout de ma démarche en donnant toute sa vie au personnage que je suis devenu. Je jouerai donc un rôle, le mien.
Mes films n’ont jamais été séparés de ma vie.
Ils en sont une extension. Parce que le monde tel qu’il est m’est insupportable, faire des films ou écrire me permet de faire basculer le monde dans un autre monde. Faire des films c’est créer un cadre dans lequel je peux pousser l’autre et moi-même vers autre chose. J’ai toujours à l’esprit d’interpeller le spectacle, c’est-à-dire de mêler l’imaginaire au réel sans qu’il soit possible de le discerner afin de proposer un nouveau monde tout de suite, donc une utopie.
Mon personnage épouse mes thèses, mais il me permet d’en rire. Mon personnage prête à rire, son physique, sa maladresse, son bégaiement mais aussi son opiniâtreté, ses contradictions, sa surenchère permanente. L’humour est la toile de fond du film.
Mon personnage est contre tout, y compris lui-même, mais il est aussi porteur d’une utopie et portée par elle.
Malgré les difficultés du quotidien, la difficulté d’être cohérent,
l’utopie reste belle.

Ajout du réalisateur au 20 avril :

"le film n’est pas patrimoine mais mouvement et a engendré le site/mouvement www.osezlesocialique.com"

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Voir le site dédié au film

À propos

Un film de Pierre Merejkowsky
Un moyen métrage auto-fictionné documentaire, 58 minutes, 35mm, 1:66, DolbySR, produit avec le soutien du CNC et de la région Limousin en coproduction avec LES FILMS SAUVAGES
2010 , Court Métrage , fiction , éssai