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Le voyage de Manoug

Le voyage de Manoug, c’est l’itinéraire chaotique d’un enfant qui est né au début du 20ème siècle et qui en a vécu les horreurs.
Miraculeusement rescapé du génocide arménien de 1915 au cours duquel toute sa famille est massacrée, Manoug est ballotté d’orphelinat en orphelinat avant d’être envoyé en France. Nouvelle guerre, captivité en Allemagne et Toulouse au bout du voyage.
Un long voyage, le voyage d’une vie que Manoug, après être passé si près de la mort, a accompli avec l’envie permanente de vivre et bâtir, bâtir une famille, bâtir des toits, puisqu’il est devenu charpentier, bâtir l’avenir.

Disponible gratuitement en VOD

Note des Mutins de Pangée

Ce court-métrage documentaire, nous l’avons découvert lors d’une séance de projection à Uzeste Musical en août 2018, en présence de Bernard Semerjian. La séance était présentée par André Minvielle sous le titre : A vue de Nay. Mémoires d’exilés.
Ce film, qui conte le parcours d’un exilé d’hier, résonne évidement avec les exilés d’aujourd’hui aux parcours chaotiques. Celui de Manoug est l’histoire d’un de ces nombreux migrants qui ont construit la France de leur main.
Devant une salle pleine de spectateurs émus, Bernard Smerjian expliquait modestement pourquoi il avait fait ce film. Bernard n’étant pas habitué des circuits de diffusion du documentaire, il ne serait probablement jamais venu montrer son film si André Minvielle, en voisin et ami, ne l’y avait pas poussé et nous n’aurions probablement pas eu l’occasion de vous le montrer et peut être à vous aussi qui êtes arrivé là de partager ce film. Alors, Rhizomons ! comme dirait Minvielle...

Pour organiser une projection du film, vous pouvez contacter Bernard Sermerjian ici : bernard.semerjian@aliceadsl.fr

Manoug par Bernard Sermejian

Manoug était mon père. Quand nous étions enfants avec mon frère, nous n’ignorions pas son itinéraire, mais il en parlait très peu. Comme beaucoup de rescapés, il avait enfoui ses souvenirs douloureux pour pouvoir vivre. Nous, nous respections son silence, en fait, je crois que nous n’éprouvions pas le besoin de poser des questions.
En vieillissant, il est revenu sur son passé, il a raconté son histoire et c’est devenu un livre sous la plume d’un de ses amis compagnon charpentier, Albert Sorbier. Le livre s’intitule : « Manoug, Arménien, le sans-souci » (F.N.C.M.B. Editeur-1990). Après avoir raconté, il a lui-même écrit un long récit pour ses enfants et petits-enfants.
Après sa mort, j’ai fait un premier film avec mes deux filles en reprenant les mots qu’il nous avait légués. C’était un film thérapeutique, à l’usage familial, une tentative pour exorciser la mort d’un être cher.
Quelques années plus tard, j’ai eu envie de transmettre et de partager l’histoire de Manoug, j’ai réalisé uns deuxième version du film en me disant que cette histoire d’un émigré victime d’une guerre pouvait aujourd’hui parler à beaucoup, pas seulement aux Arméniens.
J’ai toujours été passionné de cinéma. J’étais professeur de lettres et, avec mes élèves, j’ai toujours pratiqué l’analyse filmique et réalisé des courts métrages. Pendant 25 ans, j’ai animé au sein du collège un atelier de création artistique avec un réalisateur professionnel. A côté de ces travaux, j’ai toujours mené à bien quelques projets personnels dont « Le voyage de Manoug ».

Bernard Semerjian

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À propos

Un film de Myriam, Sophie et Bernard Semerjian
Musique : Bernard Ramonguilhem
Durée : 19 min 40
Format : 16/9
Octobre 2014