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Le jeune Karl Marx (en DVD et VOD)

Le jeune Karl Marx, réalisé par Raoul Peck) est désormais disponible en DVD, VOD et téléchargement sur notre site (une édition DVD réalisée par Diaphana Distribution).

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LE FILM

1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la “Révolution industrielle”, cherchent à s’organiser devant un “capital” effréné qui dévore tout sur son passage.

Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure d’une Allemagne répressive, s’exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d’un riche industriel Allemand.
Intelligents, audacieux et téméraires, ces trois jeunes gens décident que “les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer".

Entre parties d’échecs endiablées, nuits d’ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la “bible” des révoltes ouvrières en Europe : “Le manifeste du Parti Communiste”, publié en 1848, une œuvre révolutionnaire sans précédent.

EN COMPLEMENT

Les films de l’An 2 nous font partager une série de vidéos sur l’oeuvre et la pensée de Marx. L’occasion aussi de rendre hommage à Jean Salem, qui nous a quitté récemment.

Introduction à la théorie de l’État chez Marx et Engels, par Rémy Herrera :

Présentation de l’œuvre de Marx, par Jean Salem :

Le Matérialisme de Marx, par Jean Salem :

Présentation du premier tome du Capital, Ludovic Hetzel :

Pour une explication marxiste de la crise (à partir du livre III du Capital), par Sylvain Billot :

Pourquoi et comment (re)lire le Capital aujourd’hui ? par Alain Bihr :

La maladie dégénérative de l’économie : le “néoclassicisme”, par Rémi Herrera :

Le Capital de Marx, son apport, son dépassement au-delà de l’économie, par Paul Boccara

Etre marxiste par Jean Salem

Être marxiste, aujourd’hui comme hier, c’est donc, évidemment, ne pas s’en tenir au simple débat d’idées. C’est tâcher de lier un engagement pratique à des options théoriques et morales. C’est ne pas se contenter d’être simplement « marxologue ».
Les philosophes, jusqu’ici, n’ont fait qu’interpréter le monde. Il s’agit de le transformer.
Marx lui même, après tout, a connu l’exil, les poursuites et les privations. Il prit sa part des activité de « l’Association Internationale des Travailleurs », fondée à Londres, en 1864. Et c’est au nom du Conseil général de cette Ière Internationale qu’il rédigea, en 1871, les trois Adresses dans lesquelles il exaltait l’œuvre des communards parisiens et tâchait de rendre compte des causes de leur insuccès : ceux-ci n’ont pas, d’emblée, marché sur Versailles, et ils ont laissé à l’armée de Thiers le temps de se réorganiser ; ils n’ont pas mis la main sur la Banque de France, etc. (cf. La guerre civile en France).
Être marxiste, aujourd’hui, c’est prendre part aux mouvements sociaux. C’est s’inquiéter des aveuglantes impasses auxquelles mène l’actuel système médiatico-représentatif (taux d’abstention records, équipes interchangeables avouant sans ambages qu’elles n’ont même plus le pouvoir de contrôler les puissances d’argent, etc.). C’est aussi lutter pour que l’Université demeure un lieu de grand culture, et rappeler avec opiniâtreté que, dan aucune civilisation, les études n’ont eu pour finalité exclusive la prospérité du « marché ». C’est, autrement dit, tenter d’adopter une vision mondiale, globale, et non pas étroitement locale des actions pouvant aider au progrès, voire à la survie de l’humanité. Et c’est, par conséquent, œuvrer, pour autant qu’on le peut, en faveur de la paix.
Bref, être marxiste aujourd’hui, cela consiste à tenter de trouver un sens à la marche du monde, d’en être un citoyen actif. C’est, envers et contre tout, tenter de ranimer les consolants fanaux du vieil espoir, en un temps où les nuées n’en finissent plus de s’accumuler.

Jean Salem

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