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Il était une fois la banlieue. 6 films de Dominique Cabrera

Disponible en DVD

« Certains cinéastes ont la grâce, on leur pardonne un certain laisser- aller. D’autres ont la méthode, on leur pardonne une certaine lourdeur. Ici rien a pardonner, tout a admirer. » Chris Marker

La banlieue a une histoire. Les films de Dominique Cabrera en témoignent. Ils donnent un visage aux banlieusards de la fin du XXème siècle. Les films de Dominique Cabrera tournés dans cette zone « au ban » de la capitale rappellent que la banlieue ne fait pas que l’actualité. Elle et ses habitants font aussi Histoire. En 1981, le premier film de Dominique Cabra imprime une banlieue autogestionnaire, s’ensuivent les films d’une banlieue « ordinaire », celle de la misère matérielle mais aussi de la beauté humaine, rempart contre la barbarie.

Les films

Chronique d’une banlieue ordinaire - 1992 - 56 min
Le 26 septembre 1992, quatre tours du quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie ont été détruites. Quelques mois auparavant, Dominique Cabrera avait proposé à plusieurs des anciens habitants de ces tours de revenir sur leurs pas : ils racontent et se racontent...

Une poste à la Courneuve - 1994 - 54 min
Au bureau de poste de la cité des 4000 à La Courneuve, les jeunes postiers reçoivent de plein fouet le choc de la pauvreté de l’autre. Le jour des allocs, les habitants jouent une partition pleine de cocasserie, de révolte et d’humanité. On mesure ce qui unit et ce qui sépare les pauvres, précaires, sans emplois, des salariés ordinaires, tâchant d’assumer leur rôle de représentants d’un Etat qui se désengage.

J’ai droit à la parole - 1981 - 30 min
À Colombes, dans une cité de transit pratiquant la gestion personnalisée, l’amicale des locataires participe à l’élaboration et au suivi du chantier de rénovation des espaces extérieurs.

Un balcon au Val Fourré - 1990 - 44 minutes

Dans la pénombre d’une salle de spectacle, des visages écoutent... Qu’est-ce qu’on entend ? Des voix, des cris, une femme pleure, un homme se souvient. Quelques lumières s’allument... Une femme chante un air d’opéra. Une tour se dresse devant nous, vide, désossée.C’est la scène du spectacle "La tour" d’Ahmed Madani.

Réjane dans la tour - 1993 - 15 minutes
Réjane fait le ménage dans une tour du Val Fourré. En l’écoutant, en regardant ses gestes et en suivant ses pas, on voit ce que c’est qu’être aujourd’hui une femme de quarante-cinq ans sur un fil ! Equilibriste fragile entre sa folie et le charme profondément présent de sa personnalité, entre l’exclusion de la pauvreté et du chômage, Réjane, presque perdue sourit et s’éloigne en dansant. “Y a pas de problèmes !”. Et notre cœur se serre d’être aussi proche et aussi loin d’elle.

Rêves de ville - 1993 - 26 minutes

La réalisatrice revient filmer le Val Fourré, à Mantes-la-Jolie. Elle y montre la destruction des quatre tours HLM, et les discours officiels qui l’accompagnent et qui annoncent les futurs grands projets. Ces images alternent avec la vidéo amateur d’un jeune habitant, Badou. Puis, six mois plus tard, lorsque l’émotion est passée, les habitants évoquent leurs souvenirs, leur attachement à ces tours disparues, leurs difficultés mais aussi l’espérance.

Revue de presse

Télérama : "À (re)découvrir aujourd’hui les quelques films que Dominique Cabrera consacra à la banlieue dans les années 1980-1990 (1), on est frappé par leur éclat que le temps n’a étonnamment pas terni. C’est qu’à se concentrer avec tant de rigueur et de justesse sur d’anciens habitants des tours du Val Fourré (à Mantes-la-Jolie) qu’ils visitent une dernière fois avant leur destruction, "Chronique d’une banlieue ordinaire" échappe aux effets de mode pour saisir des vérités humaines en capturant des moments de vie d’une grande acuité."

Bref magazine : "D’un film à l’autre, résolument engagée pour le "vivre ensemble", la cinéaste s’attelle à tisser une mémoire sensible de nos périphéries urbaines". Julie Savelli


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