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I am not your negro

À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies. Y est raconté les assassinats de Martin Luther King Jr, Medgar Evers, membre de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) et Malcolm X. Le cinéaste revisite les années sanglantes de lutte pour les droits civiques, les trois assassinats précités, et se penche sur la recrudescence actuelle de la violence envers les Noirs américains...

Nominé au prix du meilleur documentaire aux Oscars 2017.
César du meilleur documentaire 2018.

Disponible en VOD depuis la France métropolitaine et en téléchargement

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Colère froide

Avec pour seule voix off la prose fiévreuse et combative de Baldwin, le cinéaste revisite les années sanglantes de lutte pour les droits civiques, les trois assassinats précités, et se penche sur la recrudescence actuelle de la violence envers les Noirs américains, ce qui confère une troublante actualité aux propos de l’écrivain. James Baldwin ne se contente pas de dénoncer les violences et les discriminations à l’égard des Noirs, la terreur dans laquelle lui et ses semblables vivent. Il s’attaque à ce qui, dans la culture américaine, et le cinéma hollywoodien en particulier, s’obstine à fausser la réalité : l’innocence factice, l’héroïsme côté blanc, la souffrance, la faiblesse côté noir, sans oublier les hypocrites scènes de réconciliations raciales. "Les Blancs doivent chercher à comprendre pourquoi la figure du nègre leur était nécessaire", assène-t-il lors d’une allocution télévisée.

À ce commentaire, à mi-chemin entre colère froide et implacable réquisitoire répond, dans une alchimie impeccable, un fascinant flot d’images (reportages, archives, extraits de films, photos) qui nous propulse au cœur de l’identité américaine, voire occidentale, de ses cruautés et de ses faux-semblants. En plus de rendre hommage à un écrivain majeur, ce documentaire, primé à maintes reprises, offre un voyage saisissant au cœur d’une société américaine au bord de l’implosion.

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Revue de presse

L’Humanité : "Documentaire parfait sur les luttes pour les droits civiques des Afro-Américains au XXe siècle, émaillées par les assassinats de Medgar Evers, Malcolm X, et Martin Luther King."

Bande à part : "Cet indispensable documentaire reprend les propos et écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin. Et trace une radiographie sidérante du rejet social, sexuel et raciste dans la société américaine."

Télérama : "Avec pour seul commentaire les mots incisifs de l’écrivain noir James Baldwin, le cinéaste haïtien signe un réquisitoire choc contre le déni de l’Amérique blanche, mais aussi un ­vibrant appel à la fraternité."

Les Cahiers du cinéma  : "Ce militantisme cinématographique assumé tranche avec le syndrome de la « bonne distance » qui touche une vaste frange de la création documentaire. L’actualité frappante du texte de Baldwin est désespérante (on en est encore là), autant que son intelligence est profondément vivifiante : nous avons des armes pour lutter."

James Baldwin

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JAMES BALDWIN (1924-1987) compte parmi les écrivains les plus importants et les plus influents du XXème siècle. Ses nouvelles et essais explorent la complexité et les conséquences du conflit racial aux Etats-Unis. À l’étroit dans son pays qui n’accepte ni les gens de couleur ni l’homosexualité, il s’installe à Paris en 1948 jusqu’en 1957 quand il rentre aux USA pour s’engager activement pour les Droits Civiques.

N’appartenant à aucune association telles que le NAACP, le SCLC, le Black Panther Party ou le Congress of Racial Equality, il décide de mettre à profit sa liberté de mouvement pour témoigner à travers le pays, mais aussi en Europe, de la violence dont souffre sa communauté. Ainsi, il participe à de nombreuses émissions de télévision comme en 1963 à l’“Hollywood Rountable” et au “Florida Forum”, en 1965 pour l’émission de Kenneth Clark, “The Negro and the American Promise” et en 1968, au Dick Cavett Show. Il prend part également à des débats parmi des intellectuels comme à l’Université de Cambridge en Angleterre en 1965, avec Dick Gregory à Londres en 1969, ou à l’Université de Berkeley en 1974. Ses déplacements lui permettent d’être proche de nombreuses personnalités des Droits Civiques comme Martin Luther King, Malcolm X, Medgar Evers, mais aussi Nina Simone, Harry Belafonte, Sidney Poitier, Lorraine Hansberry et Maya Angelou qu’il encourage pour l’écriture de sa célèbre œuvre Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage.

Après l’assassinat de Martin Luther King et l’essoufflement des Droits Civiques, il s’installe à Saint- Paul-de-Vence où il continue son travail d’écrivain et accueille ses anciens compagnons de combat de passage en France.

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À propos

Réalisation : Raoul Peck
Scénario : Raoul Peck, d’après James Baldwin
Doublage/Narration : Joey Starr (français) et Samuel L. Jackson (langue originale)
Photographie : Henry Adebonojo, Bill Ross et Turner Ross
Montage : Alexandra Strauss
Musique : Alexeï Aïgui
Production : Rémi Grellety, Hébert Peck et Raoul Peck
Société de production : Velvet Film
Sociétés de distribution : Magnolia Pictures ; Sophie Dulac Distribution (France)
Langue originale : anglais
Format : couleur / noir et blanc- 35 mm - 1,78:1
Genre : documentaire
Durée : 93 minutes
Dates de sortie : 2017