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Banzaï !

On avait tellement apprécié notre passage au festival du film Grolandais de Toulouse avec La Cigale, le corbeau et les poulets d’Olivier Azam (le résumé de la soirée ici).

Le président de Groland n’est plus. Une petite sélection de films "grolandais" pour lui rendre hommage.

Banzaï !

Willy 1er

À la mort de son frère jumeau, Willy, 50 ans, quitte pour la première fois ses parents pour s’installer dans le village voisin. « À Caudebec, j’irai. Un appartement, j’en aurai un. Un scooter, j’en aurai un. Des copains, j’en aurai. Et j’vous emmerde ! ».
Inadapté, Willy part trouver sa place dans un monde qu’il ne connaît pas.
Amphore d’or et Amphore du Peuple au Festival International du Film Grolandais de Toulouse

Mourir ? Plutôt crever !

Dans le film, on voit un Siné de 80 balais continuant le combat malgré toute la merde qui lui a été déversé sur la gueule. Il n’a jamais faibli, ses fureurs sont celles de ses 20 ans. Viré de Charlie Hebdo, il rebondit en créant Siné Hebdo. C’est au fil de cette aventure qu’il raconte ses combats passés. Athée, anti-flics, anti-armées, anticolonialiste, ami des chats, fou de jazz et de salsa. Le dessinateur a pris fait et cause pour les Algériens pendant la guerre d’Algérie, a fait de Malcolm X le parrain de sa fille, s’est lié d’amitié avec Prévert. Il s’est toujours engagé, s’est parfois trompé, le reconnaît volontiers. Sa férocité, il la tient de son immense tendresse pour tous les opprimés. D’où sa rage contre les nantis de tous poils. L’homme du « journal mal élevé » avait de sacrés principes.

Choron dernière

Carles et Martin dessinent à la serpe le portrait du sulfureux et subversif professeur Choron dans ce film tourné sur plusieurs années, jusqu’à sa mort et même après. Ils nous plongent dans l’ambiance enfumée des rédactions de Hara-Kiri et Charlie Hebdo – dont Choron fut le cofondateur –, où les joutes verbales, les provocations et les transgressions vont bon train. Quarante ans plus tard, les rebelles ont rentré leurs griffes. Ils ont gommé le professeur Choron de la photo de famille. Il s’agissait pourtant d’un homme définitivement libre qui bravait les interdits et la morale de notre époque.

Bernard, ni Dieu ni chaussettes

Sur les bords de Loire, Bernard Gainier continue bon gré mal gré à cultiver sa vigne et à partager son vin entre amis au « Bureau », sa cave. À 73 ans, il a toujours vécu seul et reste fidèle à un mode de vie rural qu’il a toujours connu. Bernard est un gardien de la mémoire, celle du poète local Gaston Couté, héritier de François Villon, qui connut son heure de gloire dans le Montmartre de la Belle Époque.
Les deux hommes, qu’un siècle sépare, ont en commun des idées libertaires et la volonté de témoigner de la condition paysanne des plus humbles. Depuis 25 ans, Bernard écume les salles des fêtes de la région pour faire entendre les textes du poète écrits dans sa « langue maternelle », le patois beauceron. En 2009, il a enregistré son premier CD en solo, une consécration qui le laisse de marbre… « J’chu d’abord un pésan ».

La terre de la folie

"Jeu de pistes dans des montagnes fertiles en crimes dingos. (...) Macabre ? non, marrant !" Télérama

Plus d’infos ici

La foi du charbonnier

Dans une France en proie à la crise et aux élections présidentielles, un monarchiste relativement jeune et passablement têtu tente de répandre la bonne parole. Ses armes principales : ses deux pieds, sur lesquels il se tient de longues heures en vendant l’Action française à la cirée, et aussi son éloquence grâce à laquelle il tient en déroute tour à tour passants, CRS, cadres de l’A.F. et militants frontistes.

L’histoire ricoche de rencontres impromptues en rendez-vous avortés, et peu à peu une silhouette inattendue se dessine. Celle d’un homme pour qui la marginalité n’a plus de secret et dont seul l’optimisme forcené qui l’anime lui permet de faire face. Mais combien de temps pourra-t-il tenir ce flambeau ?

Carbone 14

Sélectionné au festival de Cannes en 1983, ce film ovni constitue l’un des rares témoignages en images sur le mouvement des radios libres. Il sort de la clandestinité à l’occasion des 30 ans de Carbone 14 et de la libération de la bande FM.

Retrouvez tous les films de Jean-François Gallotte ici

Benoit Delépine et Gustave Kervern


Et impossible évidemment de ne pas conclure ce cycle avec les insclassables Benoiti Delépine et Gustave Kervern. Le duo fait des films qui sortent vraiment des sentiers battus, politiquement incorrects, sentimentaux et souvent à mourir de rire. Des films où l’on croise tour à tour Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau, Albert Dupontel, Bouli Lanners, Michel Houellebecq, Gérard Depardieu…
Des films à retrouver en VOD ici

Les films du cycle