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Avoir 20 ans dans les Aurès

Disponible en DVD et VOD

"Avoir 20 ans dans les Aurès m’a pris aux entrailles dès les premières images et m’a gardé passionné jusqu’à la dernière. La première tentative d’explication de ce qu’on vécu les appelés… Un film nécessaire et un film positif."
Henri ALLEG

Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine.

Les films de/avec René Vautier

Retrouvez des films de René Vautier en DVD et/ou VOD (cliquez sur l’affiche pour plus d’informations)



René Vautier et sa caméra citoyenne

René Vautier est le cinéaste le plus censuré de l’histoire du cinéma français.
La vie de René Vautier pourrait se résumer à autant d’années de résistance cinématographique. Rebelle et militant, il s’est toujours efforcé de mettre «  l’image et le son à disposition de celles et ceux à qui les pouvoirs les refusent ». Et ce n’est pas sans risques qu’il a combattu avec sa caméra citoyenne pour témoigner des luttes de son époque et toujours tenter d’établir un dialogue en images pour agir sur les conflits.
Afrique 50, premier film anticolonialiste français, inaugure le combat de Vautier. Depuis, caméra au poing, il a définitivement choisi son camp : être de l’autre côté, faire face. C’est finalement avec un film de fiction qu’il atteindra la reconnaissance internationale au Festival de Cannes en 1972 pour Avoir 20 ans dans les Aurès.

Témoin crucial de son époque, René Vautier a constamment devancé l’histoire. Quelques années après les Accords d’Evian, André Malraux disait : « René Vautier est un Français qui a vu juste avant les autres ». Aujourd’hui encore, ses films font écho à l’actualité et deviennent des archives d’une extraordinaire diversité (documentaire, fiction, court ou long métrage) qui nous permettent d’éclairer l’histoire contemporaine et de mettre en perspective les crises d’aujourd’hui par l’étude des luttes du passé. René Vautier a connu la censure sur pratiquement toute son œuvre. Le critique Michel Boujut écrivait d’ailleurs à son propos : « C’est le réalisateur qui a eu le plus de problèmes avec la censure... et qui lui a posé le plus de problèmes. »

Revue de presse

Télérama : "« La dénonciation n’a rien perdu de sa puissance et demeure, cinquante ans après, scandaleusement indispensable »

Le Canard enchainé : "Sa liberté de ton, sa précision, sa cruauté nous rappellent ce que peut être un vrai cinéma d’intervention et de dénonciation."

Les Inrockuptibles : "Par-delà son incontestable charge historique et politique, "Avoir 20 ans dans les Aurès" est aussi un excellent morceau de cinéma."

Critikat : "Avoir 20 ans dans les Aurès" apparaît alors comme l’improbable ancêtre d’un Gerry. Et témoigne d’une foi dans l’humanité assez bouleversante."

DVDClassik - Olivier Bitoun : " La guerre n’est que contradiction, folie, et c’est ce que Vautier parvient à merveille à nous transmettre avec ce film indispensable, indispensable par ce qu’il raconte sur la guerre d’Algérie mais aussi par ce qu’il dit sur la nature humaine"

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À propos

Scénario et réalisation : René Vautier
Assistant réalisation : Denis Epstein
Scripte : Nicole Le Garrec
Stagiaire réalisation : Éric Lambert
Directeur de production : Yves Benier
Prises de vues : Pierre Clément,
Daniel Turban
Prise de son : CÉRÉSI, Antoine Bonfanti, -Michel Desrois, J.F. Chevalier
Régie : José They, Mahmoud Djemni
Photographies : Félix Le Garrec
Générique : Étienne Yanzi
Montage : S. Nedjma Scialom, Hamid Djellouli, Jacques Michel
Maquillage : Fatiha Rahou

Interprétation
Alexandre Arcady (Noël)
- Hamid Djellouli (Youssef)
- Philippe Léotard (le lieutenant Perrin)
- Jacques Cancelier (Coco)
- Jean-Michel Ribes (le curé)
- Alain Scoff (Lomic) -
Jean-Jacques Moreau (Jacques)
- Michel Elias (Robert)
- Yves Branellec (Yaouenn) -
Philippe Brizard (la Marie) -
Charles Trétou (Charles)
Alain Vautier (Lanick)
Pierre Vautier (Pierrick)
Bernard Ramel (Nanard)
Production : U.P.C.B.