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Tout ça ne nous rendra pas l’ORTF (cycle VOD)

L’ORTF, « le gouvernement dans la salle à manger de chaque Français"

La formule n’est pas un slogan soixante-huitard, elle est pourtant du ministre de l’information de l’époque (parfois rebaptisé « ministre de la censure »), Alain Peyrefitte. Nous sommes en 1964, et la création de l’ORTF (Office de Radiodiffusion Télévision Française) entend « satisfaire les besoins d’information, de culture, d’éducation et de distraction du public. ». Dès 1949, avec la création de la RTF, un nouveau langage s’invente : celui de la télévision. Dans « Des inventeurs de la RTF », Raoul Sangla retrouve ces pionniers. Car avec la télévision, il faut s’approprier un nouveau genre purement télévisuel : le direct, qui rompt soudain avec les habitudes du cinéma. On s’empare de ce nouvel instrument, on veut éveiller le spectateur au monde…

Le quotidien n’est pourtant pas si rose. En coulisse, le pouvoir contrôle l’information, la censure est de mise, la liberté loin d’être totale. Dans "Du Joli mai 68 à l’ORTF" Raoul Sangla retrouve, quarante ans après la révolte de Mai 68, d’anciens grévistes de l’ORTF qui témoignent des luttes contre la censure de l’information du service public.

Contre le « micro-ondes où on réchauffe le consensus » : l’expérience des médias libres

Au début des années 80, le monopole d’Etat sur la radiodiffusion explose et des centaines de radios libres investissent la bande FM. Dans cet élan de liberté, la radio Carbone 14 émet pour la première fois sur Paris le 14 décembre 1981. Elle va connaître un succès grandissant avant d’être interdite par l’Etat en 1983.
« Du sexe, su sang, des conneries », la radio revendique son côté irrespectueux. Le film rend compte de l’ambiance survoltée de cette radio hors-norme qui comptait parmi ses animateurs : Supernana, Jean-Yves Lafesse, David Grossexe, Robert Lehaineux, José Lopez...

C’est dans la même veine que fut crée en 2000 la télévision associative Zalea TV (TéléViZone d’Action pour la Liberté d’Expression Audiovisuelle) qui s’est bagarrée pour que soit attribuée une place dans le Paysage Audiovisuel Français (PAF) aux télés libres, non commerciales et indépendantes. Conquête d’un émetteur de la tour Eiffel, attaque de Loft Story (M6), déboires avec le CSA, dénonciation de la désinformation et de l’abrutissement, la chaine donnera un souffle de liberté jusqu’à sa mise à mort arbitraire en 2007 par le CSA.

Les films du cycle

Des inventeurs de la RTF. (1h 07min- Raoul Sangla)
Une histoire de l’écriture télévisuelle à la Radio Télévision Française (1950-1965) sur laquelle Raoul Sangla enquête auprès des pionniers de la rue Cognacq-Jay

Du joli mai 68 à l’ORTF. (1h17 – Raoul Sangla)
Quarante ans après la révolte de mai 68, Raoul Sangla retrouve d’anciens grévistes de l’ORTF qui témoignent des luttes contre la censure de l’information du service public.

Carbone 14. ((1h08 – Jean-François Galotte et Joelle Malberg)

On la fermera pas. (1h54 - Zalea TV - 2003)
Chronique des grandes heures de Zalea TV, depuis sa descente du satellite en mai 2001, jusqu’à la conquête de la tour Eiffel en 2002 : l’attaque de Loft Story (M6), les déboires avec le CSA, le travail sur le terrain pour qu’enfin une autre télé soit possible.

Zalzap. (1h20 - Zalea TV - 2005)
Une sélection des meilleurs moments de direct sur l’antenne de Zalea TV lors de la campagne de diffusion depuis la Tour Eiffel (2002-2003), pour vous faire respirer l’ambiance « télé libre »…

Désentubages cathodiques.
Du mensonge à la mystification en passant par la manipulation et la fausse impartialité, c’est toute la logique de la désinformation et de l’abrutissement qui est mise à jour.

Profession Journaliste.
Qu’est-ce qu’un journaliste aujourd’hui ? Est-il animé par le désir d’informer ou par la nécessité de gagner sa vie ? Dans le jeu trouble du commerce de l’information et de la production d’événements, la position du journaliste est ambiguë.

A venir en VOD :

La série de Pierre Carles (CP-production)

PAS VU, PAS PRIS

Une séquence piratée de discussion entre le responsable d’une grande chaîne de télévision et un homme politique est à l’origine de ce film inaugural d’une critique radicale des médias…

ENFIN PRIS

À la suite de « Pas vu pas pris », une réflexion sur la manière dont le pouvoir change les gens, sur les ressorts intimes de l’ambition et de la fidélité, le dévoiement de la critique en « impertinence ».

FIN DE CONCESSION

Un improbable journaliste uruguayen, Carlos Pedro, enquête sur la privatisation de la première chaîne de télévision française et tire les leçons de ses années de combat contre les moulins à vent médiatiques.

Les films du cycle