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Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon

En 1996, alors que la campagne électorale en Israël approche, le réalisateur Avi Mograbi décide de faire un film sur la figure politique contestée d’Ariel Sharon. Film dans le film, Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon raconte l’histoire du film que Avi Mograbi réalise sur Sharon et des problèmes conjugaux qui s’ensuivent dans son ménage. Mograbi y raconte, face caméra, comment il a cédé au fil des tournages à la « séduction » de Sharon, pourtant ennemi idéologique du réalisateur.

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Avi Mograbi

Après des études de philosophie à l’Université de Tel Aviv et une formation artistique à l’Ecole d’Art de Ramat Hasharon, Avi Mograbi débute dans le cinéma avec le court métrage Deportation en 1989, primé notamment au Festival du court métrage de Cracovie.

Avi Mograbi s’oriente ensuite vers le documentaire, privilégiant des sujets en relation directe avec la situation politique de son pays. Après le court métrage The Reconstruction (the Danny Katz murder case) en 1994, prix du meilleur documentaire de l’Institut du film israélien, il réalise en 1997 son premier long métrage, Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon, brûlot très critique d’un faux naïf contre la droite israélienne et l’un de ses représentants les plus emblématiques. Le film pose les bases d’une œuvre très engagée entre fiction et réalité.

En 1999, avec Happy birthday Mr Mograbi, il continue dans cette voie en livrant une vision sans concession d’une armée israélienne qui n’hésite pas à réprimer violemment les manifestants palestiniens durant les célébrations de la Nakba. Quatre ans plus tard, sort sur les écrans français son troisième long métrage Août (avant l’explosion), au travers duquel Avi Mograbi va à l’encontre d’un gouvernement israélien qui fait tout son possible pour que personne ne puisse témoigner à l’étranger de ce qui se passe dans les territoires occupés. Le réalisateur israélien essaie ainsi, malgré les difficultés et les pressions subies, de faire entendre un autre son de cloche et de traiter de l’autocritique en Israël.

Pour son documentaire suivant, Pour un seul de mes deux yeux, présenté en sélection officielle, hors-compétition, au Festival de Cannes 2005, il n’hésite pas à convoquer les mythes de Samson et de Massada, qui enseignent aux jeunes générations israéliennes que la mort est préférable à la domination, pour s’interroger sur le conflit israélo-palestinien alors que la seconde Intifada bat son plein.

Vous pouvez aussi retrouver en VOD sur notre site Août (avant l’explosion) et Happy birthday Mr Mograbi.

La presse en parle

Le Monde : "Dans ce film à la fois drôle et amer, Avi Mograbi fait de son propre personnage « le grotesque terrain de bataille de la schizophrénie qui déchire cette région du monde."

Critikart : "Le titre du film, emprunté à Dr Folamour de Stanley Kubrick, vient confirmer que ce qui se déroule sous nos yeux est à la fois un récit désespérément dramatique et une comédie ubuesque."


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À propos

Un film d’Avi Mograbi
Durée : 1h01
Année de production : 1997