Bernard, ni Dieu ni chaussettes
Un film de Pascal Boucher
Avec : Bernard Gainier
Produit par Les Mutins de Pangée
Co-distribution : Les Mutins de Pangée & Les films des deux rives
Durée : 86 mn
AU CINEMA DEPUIS 24 MARS 2010
SORTIE DVD : Automne 2010

Résumé
Sur les bords de Loire, Bernard, 73 ans, cultive toujours sa vigne et fait son vin qu’il partage entre amis. Il a toujours vécu seul et reste fidèle à un mode de vie rural qu’il a toujours connu. Bernard est un gardien de la mémoire. Celle du poète local Gaston Couté. Les deux hommes, qu’un siècle sépare, ont en commun un esprit libre et la volonté de témoigner de la condition paysanne des plus humbles. Bernard est un « diseux » qui depuis 25 ans, écume les salles des fêtes de la région pour dire des textes du poète écrits dans sa « langue maternelle », le patois beauceron. Des textes qui souvent n’ont rien perdu de leur actualité....
Rencontres, débats
La diffusion en salles sera accompagnée de rencontres, débats, et parfois de concerts... Si vous voulez organiser une soirée projection au cinéma dont vous vous rappellerez toute votre vie, n’hésitez pas à nous contacter assez tôt.
Thèmes abordés dans le film : Gaston Couté, Monde paysan d’hier et d’aujourd’hui, bio, pas bio, les patois et histoire des langues, culture libertaire, viticulture rouge et noire...
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Bande annonce et extraits
Gaston Couté & Bernard Gainier
En 2011, il y aura un siècle que Gaston Couté à retrouvé sa terre natale des bords de Loire. Emporté par la Fée verte (l’absinthe) et la tuberculose, il n’avait pas 31 ans. Etoile filante dans la nuit montmartroise, son succès dans les cabarets aura duré quelques années. Son personnage de poète-paysan qui dit des monologues en patois a trouvé un écho favorable auprès du public des cabarets artistiques. Mais à partir de 1905 le vent tourne. La France amorce un net tournant idéologique vers des valeurs conservatrices et militaristes. Les portes des cabarets se ferment. Pas question pour lui de renoncer à afficher ses opinions pacifistes et ses idées révolutionnaires. une vocation à la lecture du Testament ou de la Ballade des pendus. Comme Villon et plus tard Brassens, il perpétuera la tradition médiévale de la chanson de gueux. Ce gueux mendiant, truand ou artiste, pour qui la pauvreté a les traits de l’injustice mais où le fatalisme fait place à la révolte… ou ce gueux vagabond, cheminant au hasard de la vie, libre et jouisseur des plaisirs simples et naturels. Gaston a grandit au Moulin de Clan où son père était meunier. Bernard est un voisin. Il a toujours vécu dans la ferme familliale à deux cents mètres du moulin. Couté, il l’a toujours entendu, il l’a toujours dit. Puis un jour on lui a demandé de dire en public « Le Christ en boué », « Le Gâs qu’à pardu l’esprit »... C’était il y a 25 ans.
Bernard est une vedette à sa manière, l’oeuvre et la gloire posthume de Couté lui ont permis d’affirmer sa singularité, de jouer les provocateurs mais toujours avec humour et sans se prendre au sérieux. L’essentiel est de faire entendre cette poésie qui nous parlent d’un temps où la vie était plus rude mais où les lendemains chantaient encore…
Affiche

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