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Août (avant l’explosion)

Avi Mograbi déteste le mois d’août. Il symbolise à ses yeux tout ce qu’il y a de plus insupportable en Israël. Au fil des 31 jours de ce mois quelconque, il sillonne les rues avec sa caméra et nous livre ses réflexions intérieures par le biais de scènes fictives, dans lesquelles il joue à la fois son propre rôle, celui de sa femme et celui du producteur d’un film qu’il prépare sur le massacre de musulmans par un colon israélien dans une mosquée à Hébron.

Avi Mograbi

Après des études de philosophie à l’Université de Tel Aviv et une formation artistique à l’Ecole d’Art de Ramat Hasharon, Avi Mograbi débute dans le cinéma avec le court métrage Deportation en 1989, primé notamment au Festival du court métrage de Cracovie.

Avi Mograbi s’oriente ensuite vers le documentaire, privilégiant des sujets en relation directe avec la situation politique de son pays. Après le court métrage The Reconstruction (the Danny Katz murder case) en 1994, prix du meilleur documentaire de l’Institut du film israélien, il réalise en 1997 son premier long métrage, Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon, brûlot très critique d’un faux naïf contre la droite israélienne et l’un de ses représentants les plus emblématiques. Le film pose les bases d’une œuvre très engagée entre fiction et réalité.

En 1999, avec Happy birthday Mr Mograbi, il continue dans cette voie en livrant une vision sans concession d’une armée israélienne qui n’hésite pas à réprimer violemment les manifestants palestiniens durant les célébrations de la Nakba. Quatre ans plus tard, sort sur les écrans français son troisième long métrage Août (avant l’explosion), au travers duquel Avi Mograbi va à l’encontre d’un gouvernement israélien qui fait tout son possible pour que personne ne puisse témoigner à l’étranger de ce qui se passe dans les territoires occupés. Le réalisateur israélien essaie ainsi, malgré les difficultés et les pressions subies, de faire entendre un autre son de cloche et de traiter de l’autocritique en Israël.

Pour son documentaire suivant, Pour un seul de mes deux yeux, présenté en sélection officielle, hors-compétition, au Festival de Cannes 2005, il n’hésite pas à convoquer les mythes de Samson et de Massada, qui enseignent aux jeunes générations israéliennes que la mort est préférable à la domination, pour s’interroger sur le conflit israélo-palestinien alors que la seconde Intifada bat son plein.

Vous pouvez aussi retrouver en VOD sur notre site Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon et Happy birthday Mr Mograbi.

La presse en parle

Le Monde : "Un brûlot caniculaire signé par le plus impertinent des réalisateurs de son pays."

Chronic’art.com : "Or, face à cette résistance du réel, le cinéaste oppose une défense têtue et sans failles (...) , répondant avec insolence à ceux qui l’attaquent et surtout, prenant bien soin d’enregistrer ces joutes verbales entre filmeur et filmés, témoin ultime de ce que les images ont une valeur et que ceux qui les empêchent sont trop rarement sur l’écran."

Zurban : "Tenant le journal de son mois d’août 2001, le réalisateur dévoile ainsi la violence affleurant dans la moindre activité, qu’on se trouve dans la salle d’attente d’un médecin ou dans les tribunes d’un stade. Un humour teinté d’absurde."

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À propos

Un film d’Avi Mograbi
Production : Les Films d’ici, Avi Mograbi
Partenaires : La Sept Arte
Distribution en salle : Les Films d’Ici
Durée : 72 mn