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1974, une partie de campagne

Valéry Giscard d’Estaing, ministre de l’Économie au moment de la mort de Georges Pompidou et chantre de l’anti-gaullisme libéral, commande en 1974 un film qui, dans son idée, se devait d’être un hymne à la modernité de sa campagne. Le jeune candidat élancé, « sérieux » comme il aime à le rappeler, ne se doute probablement pas que Raymond Depardon n’est ni hagiographe ni publicitaire. Il monte, démonte, remonte et offre un point de vue personnel - et forcément biaisé - de la campagne anticipée de 1974 : une marée humaine sans consistance, un candidat obsédé par les stratégies électoralistes et la représentation publique.
1974, une partie de campagne choisissait, bien avant les dernières années du siècle, de mettre en boîte la victoire du médiatique sur le politique.

En VOD - depuis la France métropolitaine uniquement - et en téléchargement

Vu par les mutins

Un grand classique du cinéma animalier (et politique). A l’époque Valéry Giscard d’Estaing voulait apparaitre en homme moderne, conduisant lui-même sa DS dans cette campagne présidentielle victorieuse de 1974. Mais c’est un homme bien seul que filme avec talent Raymond Depardon, qui sait tout raconter en un plan, comme dans ce magnifique plan final métaphorique (qu’on ne vous révèle pas si vous n’avez pas vu le film !). D’ailleurs, l’image qui s’en dégage et qui se révèle dans la durée du documentaire et des plans séquences n’a pas du convenir à Giscard puisqu’il l’a censuré jusqu’en 2002.

Aujourd’hui, en revoyant ce documentaire, on ne peut s’empêcher de penser au petit avatar de Giscard, qui lui aussi veut donner une image de modernité et de nouveauté, qui lui aussi ressort les vieilles ficelles de l’ultra-libéralisme féroce et du règne de la "com" avec l’air de vouloir paraître un Français comme les autres : notre président Emmanuel Macron.

Revue de presse

Aden : "Un document inestimable sur une époque en même temps qu’éclairage sur les mécanismes ordinaires du pouvoir."

Télérama : " Le film porte en germe les qualités de Raymond Depardon, photographe chevronné mais cinéaste débutant, encore marqué par l’esthétique du cinéma direct américain — caméra portée hyper mobile, construction heurtée, absence de commentaire."

Zurban : "A la différence des journaux télévisés d’aujourd’hui, la caméra de Depardon se garde au maximum de créer du sens et se contente de livrer l’information en son état brut."

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À propos

Réalisation : Raymond Depardon
Image : Raymond Depardon
Son : Bernard Ortion
Montage : Bruno Zincone
Producteur(s) : Claudine Nougaret
Distributeur : Gémaci
Date de sortie : 20 février 2002 (tournée en 1974)
Durée : 1h30